La Triple : Oubliez ce que vous pensiez savoir sur la "bière de moine" !
On a tous cette image de la Triple : une bière belge, très forte, un peu sucrée, servie dans un calice poussiéreux. Mais détrompez-vous, la Triple est en train de vivre sa deuxième jeunesse.
Chez BAPBAP, on l'aime parce qu'elle est généreuse, chaleureuse et terriblement conviviale.
"Triple", ça veut dire quoi au juste ?
Non, ce n'est pas parce qu'elle est fermentée trois fois (ce serait trop simple !).
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L'histoire : À l'origine, les moines brasseurs utilisaient trois fois plus de malt pour cette recette que pour leur bière de table.
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Le résultat : Plus de céréales = plus de sucre à transformer pour les levures = plus d'alcool. Mais attention, une bonne Triple doit rester équilibrée. On ne cherche pas le "goût d'alcool", on cherche la puissance des arômes.
Le profil : Entre épices et gourmandise
Ce qui fait le charme d'une Triple, c'est sa levure. C'est elle qui travaille dur pour donner ces notes caractéristiques :
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Le nez : Ça sent souvent la banane mûre, le clou de girofle ou la coriandre.
- La bouche : C'est rond, onctueux, avec un petit côté "mie de pain chaud" ou biscuit.
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La finale : Malgré sa puissance (souvent entre 7 et 10%), une bonne Triple ne doit pas être écœurante. Elle finit sur une note légèrement sèche qui donne envie d'y revenir.
Pourquoi c'est redevenu cool ?
Les brasseurs artisanaux s'amusent aujourd'hui à twister ce style "vieillot" :
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Le travail sur la céréale (Le côté "Boulanger") : Aujourd'hui, on ne se contente plus du malt d'orge de base. On s'amuse avec l'épeautre, le seigle ou le blé cru pour apporter des textures différentes. Une Triple moderne, c'est une recherche de mâche et de céréales hyper gourmandes, un peu comme un bon pain artisanal sorti du four.
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La Triple Houblonnée (Houblonnière) : On garde la base gourmande de la Triple mais on lui ajoute le côté aromatique des houblons modernes (citronné, floral).
- Le vieillissement en barrique : Une Triple qui passe quelques mois dans un fût de Bourbon ou de vin, ça devient une pépite de complexité.
💡 Pour briller en société : Le "Service" d'une Triple
Vous voulez passer pour un pro ? Ne servez jamais une Triple glacée (pas à 3°C comme une Pils !). Laissez-la remonter un peu en température, autour de 8-10°C. C'est là que les arômes de levure et de céréales s'ouvrent enfin. C'est comme un bon vin rouge, elle a besoin de respirer pour vous raconter son histoire.
Le mot de la fin : La bière du partage
Au fond, peu importe que la Triple soit un style ancestral ou une création moderne : ce qu’on aime, c’est sa générosité. C’est la bière qu’on débouche quand la soirée s'étire, celle qui accompagne un plateau de fromage affiné ou une bonne discussion qui refait le monde. Pour nous, une Triple, c’est un moment de confort, de puissance et surtout de partage.
Et si vous voulez passer de la théorie à la pratique, on a exactement ce qu'il vous faut : La Septante Neuf.